Les pierres en détail

Qu’est-ce qu’un marbre ? D’où vient-il ?

Le marbre est une pierre naturelle issue de la transformation, au cours de millions d’années, de roches calcaires soumises à de fortes pressions et températures. Ce phénomène géologique, appelé métamorphisme, provoque la recristallisation du calcaire et donne naissance au marbre.

Le marbre est extrait dans de nombreux pays à travers le monde. Chaque carrière possède ses propres caractéristiques géologiques, ce qui explique que chaque marbre présente des couleurs, des veinages et des propriétés qui lui sont propres.

En France, les principaux gisements se situent dans les Alpes et les Pyrénées.

Toutefois, la plupart des marbres utilisés aujourd’hui proviennent du bassin méditerranéen, notamment d’Italie, d’Espagne, de Grèce, de Turquie et du Portugal.

Chez MDY, nous sélectionnons directement nos blocs dans les carrières et proposons des pierres naturelles en provenance de 27 pays. Cette diversité nous permet de répondre aussi bien aux projets les plus classiques qu’aux réalisations les plus exceptionnelles.

Quelles sont les caractéristiques principales du marbre ? Est-il sensible aux taches, à l’acidité et aux rayures ?

Le marbre est une pierre naturelle calcaire formée il y a plusieurs centaines de millions d’années sous l’effet de fortes pressions et températures.

Depuis l’Antiquité, il est utilisé dans les palais, les monuments, les hôtels particuliers et les plus belles demeures pour son élégance, la richesse de ses veinages et son caractère intemporel.

Tous les marbres ne présentent cependant pas les mêmes caractéristiques de dureté, de densité, de porosité ou de résistance. Selon sa nature, sa finition et l’usage auquel il est destiné, un marbre peut ainsi être plus ou moins sensible aux produits acides, aux taches ou aux rayures. Le premier conseil est donc préventif : choisir un marbre adapté à son utilisation. C’est précisément le rôle de votre marbrier.

Le marbre peut notamment être sensible à deux phénomènes :

  • Les taches, provoquées par la pénétration de corps gras ou de liquides dans les marbres les plus poreux. Un traitement hydrofuge-oléofuge adapté permet de limiter efficacement ce risque.
  • Les rayures et les micro-rayures, liées au frottement d’objets abrasifs ou, dans le cas d’un sol, au passage répété des chaussures et des poussières. Une finition adoucie ou brossée les rend généralement moins visibles qu’une finition polie.

Comme toute pierre calcaire, le marbre est également sensible aux produits acides, qui peuvent attaquer sa surface et laisser des traces mates. Il convient donc d’éviter notamment le vinaigre, le citron, les produits anticalcaires et, plus généralement, les produits d’entretien acides ou agressifs. Une vigilance particulière est également recommandée avec certains produits du quotidien, comme le dentifrice, les parfums ou les produits cosmétiques, notamment sur un plan vasque.

Bien choisi, correctement protégé et entretenu, le marbre traverse les décennies avec élégance. Loin de perdre son charme, il développe au fil du temps une patine qui participe à son authenticité et à son caractère.

Et si, après plusieurs années, vous souhaitez lui redonner son aspect d’origine, le marbre présente un avantage considérable : il est rénovable. Un professionnel peut intervenir pour poncer ou repolir sa surface et lui redonner tout son éclat.

C’est notamment en raison de sa sensibilité aux produits acides que nous ne recommandons généralement pas le marbre aux personnes recherchant un plan de travail de cuisine « tout-terrain ». Toutefois, lorsque nos clients souhaitent profiter de son élégance incomparable, nous les orientons vers des marbres soigneusement sélectionnés et privilégions une finition adoucie ou brossée. Ces finitions rendent les éventuelles traces d’attaques acides moins visibles et permettent au marbre de se patiner plus harmonieusement au fil des années.

Le marbre est-il adapté à une salle d’eau / salle de bain ?

Oui mais…

Tous les marbres ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Il existe des centaines de variétés, avec des densités, des porosités, des couleurs et des comportements très différents face à l’humidité ou au calcaire.

Par exemple, certains marbres sont très denses, peu poreux et donc particulièrement adaptés aux salles de bain. D’autres, notamment certains marbres foncés ou très poreux, demanderont davantage de précautions et d’entretien.

Le choix du matériau est donc essentiel.

Le meilleur conseil reste de faire appel à un professionnel capable de vous orienter vers le marbre le plus adapté à votre projet et à votre usage.

Comment entretenir et protéger un marbre ?

Au risque d’enfoncer une porte ouverte, le meilleur entretien commence lors de la sélection de la matière : choisir un marbre adapté à l’usage auquel il est destiné.

Tous les marbres ne présentent pas les mêmes caractéristiques de densité, de porosité ou de résistance.

Comme toute pierre calcaire, le marbre peut laisser pénétrer l’eau dans sa microporosité et être sensible aux dépôts de calcaire, en particulier dans les régions où l’eau est très dure. Un traitement adapté et quelques gestes simples permettent toutefois de préserver durablement son aspect.

Pour l’entretien courant, nous recommandons :

  • un nettoyage avec un savon doux, légèrement gras (type savon noir ou savon de Marseille), qui nettoie la surface tout en nourrissant naturellement la pierre ;
  • d’éviter les produits acides ou anticalcaires, ainsi que l’eau de Javel et les détergents agressifs ou abrasifs, susceptibles d’altérer la surface du marbre.

Pour les marbres les plus poreux, ou les zones particulièrement exposées à l’eau, nous conseillons l’application d’un traitement hydrofuge-oléofuge, de type Lithofin Fleckstop, une à deux fois par an selon l’intensité d’utilisation.

Un marbre bien choisi, correctement protégé et entretenu conservera durablement toute son élégance.

Le marbre jaunit-il ou change-t-il de couleur avec le temps ?

Avec le temps, une patine naturelle peut apparaître. Certaines pierres claires peuvent légèrement évoluer.

Qu’est-ce qu’un granit ? D’où vient-il ?

Le granit est une pierre 100 % naturelle.

Il s’agit d’une roche magmatique formée il y a plusieurs centaines de millions d’années, lorsque du magma a lentement refroidi en profondeur dans la croûte terrestre. Ce refroidissement extrêmement lent a permis la formation de cristaux imbriqués les uns dans les autres, donnant au granit sa structure particulièrement dense et sa résistance exceptionnelle.

Au fil de millions d’années, les mouvements tectoniques et l’érosion ont progressivement fait remonter ces roches jusqu’à la surface de la croûte terrestre, où elles sont aujourd’hui extraites dans des carrières.

Les granits sont extraits dans de nombreuses régions du monde. Parmi les pays carriers figurent notamment l’Inde et le Brésil, réputés pour l’extraordinaire diversité de leurs pierres, mais également la Chine, l’Afrique australe, le Portugal ou encore l’Espagne.

La France possède également ses propres granits, notamment en Bretagne, dans le Tarn et dans les Vosges.

Chaque région possède une géologie particulière qui donne naissance à des granits aux couleurs, aux grains et aux structures très différents.

Le saviez-vous ?

Selon leur origine, les granits que nous façonnons ont entre 200 millions et plus d’un milliard d’années.

À titre de comparaison, les dinosaures ont vécu il y a environ 230 à 66 millions d’années. Certains granits sont donc bien plus anciens que les dinosaures eux-mêmes.

Le granit est-il démodé ?

Non, bien au contraire !

Si le mot « granit » évoque encore parfois les pierres mouchetées grises, roses ou noires très présentes dans les cuisines il y a quelques décennies, cette image est aujourd’hui très éloignée de l’extraordinaire diversité des granits disponibles.

Il existe des centaines de variétés de granits, aux couleurs, structures et veinages extrêmement différents. Certains sont sobres et homogènes, tandis que d’autres présentent des mouvements et des dessins spectaculaires qui peuvent parfois rappeler les plus beaux marbres.

Le rendu dépend également beaucoup de la finition choisie.

Poli, adouci, brossé ou texturé, un même granit peut offrir des aspects radicalement différents et s’intégrer aussi bien dans une architecture classique que dans un intérieur résolument contemporain.

Le granit possède surtout un avantage rare : il associe cette diversité esthétique à des qualités techniques exceptionnelles. Résistant à la chaleur, aux rayures, aux taches et aux produits acides, il est particulièrement adapté aux plans de travail de cuisine et aux espaces soumis à un usage intensif.

Le granit n’est donc pas démodé. Ce sont certaines couleurs et certains styles de granits, très utilisés à une époque, qui peuvent aujourd’hui paraître datés. Bien choisi et associé à un projet contemporain, le granit reste au contraire une pierre naturelle intemporelle.

Vous trouverez dans nos showrooms près de 100 granits différents. Sobres, élégants, colorés, veinés ou spectaculaires : vous verrez, il y en a pour tous les goûts, tous les styles et tous les budgets.

Quelle est la différence entre un plan de cuisine en granit et un plan de cuisine en SENSA ?

SENSA® est une gamme de granits et de quartzites naturels ayant reçu, en usine, un traitement chimique destiné à renforcer leur résistance aux taches.

Le traitement appliqué est composé de :

  • Triéthoxy(méthyl)silane (CAS 2031-67-6) : 10 à 25 %
  • Triéthoxyoctylsilane (CAS 2943-75-1) : 10 à 25 %
  • Éthanol : 25 à 50 %
  • Acétate de n-butyle : 10 à 25 %
  • Isopropanol : 2,5 à 10 %

Chez MDY, nous avons fait un choix différent.

Nous privilégions exclusivement des granits, quartzites naturels et cristaux de roche de premier choix, dont les qualités intrinsèques offrent déjà une excellente résistance aux taches.

À titre préventif, nous recommandons simplement l’application d’un hydrofuge-oléofuge à base d’eau, tel que le Lithofin Fleckstop MN, une à deux fois par an. Cette opération, très simple à réaliser, permet de renforcer durablement la protection de la pierre sans modifier son aspect.

Cette approche s’inscrit dans notre philosophie : préserver autant que possible le caractère naturel de la pierre, notamment lorsqu’elle est destinée à un plan de travail en contact quotidien avec les aliments.

Dans les deux cas, la protection contre les taches est excellente. La différence réside principalement dans la méthode retenue : traitement industriel chimique permanent appliqué en usine d’un côté, entretien préventif simple d’une pierre laissée aussi naturelle que possible de l’autre.

Le granit est-il poreux et résiste-t-il à la chaleur, aux rayures, aux taches et aux produits acides ?

Le granit est l’une des pierres naturelles les plus résistantes qui existent.

Formé en profondeur dans la croûte terrestre par le refroidissement très lent du magma, il possède une structure cristalline particulièrement dense. Naturellement très faiblement poreux, bien moins que la plupart des autres pierres naturelles, il limite fortement la pénétration des liquides et se révèle particulièrement facile à vivre et à entretenir au quotidien.

Il résiste ainsi :

  • aux chocs du quotidien, comme la chute d’un verre ou une assiette depuis un meuble haut ;
  • aux rayures (à l’exception des couteaux en céramique) ;
  • à la chaleur, notamment lorsqu’on y pose une casserole ou un plat sortant du four ;
  • aux produits acides, comme le citron, le vin, le champagne ou le vinaigre ;
  • aux taches.

Cette combinaison de résistance à la chaleur, aux rayures, aux acides et aux taches explique pourquoi le granit est depuis longtemps l’une des pierres naturelles les plus « tout-terrain » et donc adaptées aux plans de travail de cuisine et aux surfaces soumises à un usage intensif.

Façonné par la nature pendant des millions d’années, le granit possède des qualités de résistance exceptionnelles qui lui permettent de traverser le temps tout en conservant sa beauté.

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Comment entretenir et protéger un granit ?

Extrêmement résistant, le granit est très simple à entretenir.

Au quotidien, un simple nettoyage à l’aide d’une éponge (face douce ou abrasive) et de liquide vaisselle suffit. Vous pouvez l’entretenir exactement comme vous le feriez avec un évier en inox.

À titre préventif, nous recommandons l’application d’un hydrofuge-oléofuge, tel que le Lithofin Fleckstop MN, une à deux fois par an. Compatible avec le contact alimentaire, son application est un jeu d’enfant :

  • appliquez généreusement le produit à l’aide d’un chiffon propre et non pelucheux jusqu’à ce que toute la surface soit uniformément humide ;
  • laissez pénétrer ;
  • essuyez l’éventuel excédent avec un chiffon sec dans les 30 minutes suivant l’application.

C’est tout. Aucun autre entretien particulier n’est nécessaire.

Qu’est-ce que le quartzite naturel ? D’où vient-il ?

Le quartzite naturel est une roche métamorphique issue de la transformation, au cours de millions d’années, d’un grès naturellement riche en quartz. Sous l’effet de fortes pressions et températures, les grains de quartz recristallisent et se soudent entre eux, donnant naissance à une pierre extrêmement dure et résistante.

Le quartzite naturel se distingue notamment par sa grande résistance aux rayures, à la chaleur et à l’usure. Selon sa composition minérale, il peut présenter une extraordinaire diversité de couleurs et de veinages, parfois proches de l’esthétique du marbre, tout en offrant généralement une résistance supérieure.

Les quartzites naturels les plus spectaculaires proviennent notamment du Brésil, qui possède d’importants gisements et offre une exceptionnelle diversité de couleurs et de veinages. On trouve également des quartzites dans d’autres régions du monde.

Cette alliance entre performances techniques et richesse esthétique en fait une pierre particulièrement recherchée pour les plans de travail de cuisine, les salles de bain, les sols, les revêtements muraux et de nombreux projets d’architecture intérieure.

Attention toutefois à ne pas confondre le quartzite naturel avec le quartz de synthèse. Le premier est une pierre 100 % naturelle extraite en carrière, tandis que le second est un matériau industriel fabriqué à partir d’un mélange de quartz et de résines synthétiques.

Comment entretenir et protéger un quartzite naturel ?

Comme pour le granit, au quotidien, un simple nettoyage à l’aide d’une éponge (face douce ou abrasive) et de liquide vaisselle suffit. Vous pouvez l’entretenir exactement comme vous le feriez avec un évier en inox.

À titre préventif, nous recommandons l’application d’un hydrofuge-oléofuge, tel que le Lithofin Fleckstop MN, une à deux fois par an. Compatible avec le contact alimentaire, son application est un jeu d’enfant :

  • appliquez généreusement le produit à l’aide d’un chiffon propre et non pelucheux jusqu’à ce que toute la surface soit uniformément humide ;
  • laissez pénétrer ;
  • essuyez l’éventuel excédent avec un chiffon sec dans les 30 minutes suivant l’application.

C’est tout. Aucun autre entretien particulier n’est nécessaire.

Quelle est la différence entre du quartzite naturel et du quartz ?

La différence est fondamentale : le quartzite est une pierre naturelle ; le quartz est un matériau reconstitué.

Le quartzite naturel est une roche métamorphique issue de la transformation d’un grès très riche en quartz sous l’effet de pressions et de températures extrêmement élevées. Composé de 95 à 99 % de quartz naturel (SiO₂), il est remonté à la surface par les mouvements tectoniques avant d’être extrait en carrière.

Le quartz (reconstitué donc), quant à lui, est un matériau manufacturé.

Il est fabriqué avec un mélange composé principalement de silice broyée (env. 60 %), de résines polyesters et/ou acryliques (env. 35 %), de pigments, d’additifs techniques et de stabilisants (agents anti-UV, retardateur de jaunissement, agents antistatiques, agents rhéologiques, etc.), de catalyseurs, de biocides et de durcisseurs, compacté sous vide puis polymérisé à température contrôlée.

Cette différence de fabrication explique leurs comportements respectifs :

  • Le quartzite naturel offre une résistance exceptionnelle à la chaleur, aux rayures, aux produits acides et aux taches.
  • Le quartz reconstitué nécessite davantage de précautions vis-à-vis des fortes températures en raison de la présence de résines dans sa composition.

Qu’est-ce que le cristal de roche ? D’où vient-il ?

Le cristal de roche est une variété de quartz naturel particulièrement pure et transparente, composée principalement de dioxyde de silicium. Il se forme naturellement au cours de processus géologiques qui peuvent s’étendre sur plusieurs millions d’années.

Il se distingue par sa transparence, sa profondeur et sa capacité exceptionnelle à capter et diffuser la lumière.

Chaque cristal présente ses propres inclusions, nuances et particularités, témoins de sa formation naturelle et qui rendent chaque pièce unique.

Les plus beaux cristaux de roche sont extraits dans différentes régions du monde, notamment au Brésil, qui possède d’importants gisements, mais également à Madagascar et dans plusieurs autres pays.

Particulièrement spectaculaire lorsqu’il est rétroéclairé, le cristal de roche révèle alors toute sa profondeur et ses jeux de transparence. Il est utilisé pour réaliser des plans de travail, des plans vasques, des bars, des tables, du mobilier, des revêtements muraux ou encore des éléments décoratifs d’exception.

Plus qu’un simple revêtement, le cristal de roche devient alors une véritable matière de lumière, capable de transformer un ouvrage en une pièce unique.

Chez MDY, nous avons la chance de présenter de nombreux blocs de cristal de roche, chacun possédant une personnalité qui lui est propre. Certains sont particulièrement translucides et très peu veinés. D’autres sont parcourus de veines blanches, brunes ou rouges qui dessinent des paysages naturels uniques au cœur du cristal.

La forme même de ces veinages transforme complètement la perception de la pierre. Sur certains blocs, de grandes veines droites et franches traversent le cristal et lui donnent une force graphique spectaculaire. Sur d’autres, les veines semblent dessiner des feuilles ou des motifs végétaux, apportant à la matière une esthétique beaucoup plus douce et délicate.

Chaque bloc est différent. Le choix dépend alors de la transparence recherchée, de la couleur et du mouvement des veinages.

Comment entretenir et protéger un cristal de roche ?

Comme pour le granit, au quotidien, un simple nettoyage à l’aide d’une éponge (face douce ou abrasive) et de liquide vaisselle suffit. Vous pouvez l’entretenir exactement comme vous le feriez avec un évier en inox.

À titre préventif, nous recommandons l’application d’un hydrofuge-oléofuge, tel que le Lithofin Fleckstop MN, une à deux fois par an. Compatible avec le contact alimentaire, son application est un jeu d’enfant :

  • appliquez généreusement le produit à l’aide d’un chiffon propre et non pelucheux jusqu’à ce que toute la surface soit uniformément humide ;
  • laissez pénétrer ;
  • essuyez l’éventuel excédent avec un chiffon sec dans les 30 minutes suivant l’application.

C’est tout. Aucun autre entretien particulier n’est nécessaire.

Qu’est-ce que l’onyx ? D’où vient-il ?

L’onyx est une pierre naturelle principalement composée de calcite. Il se forme progressivement par le dépôt de minéraux contenus dans des eaux riches en carbonate de calcium, donnant naissance, au fil du temps, à des couches successives qui créent ses couleurs et ses veinages si caractéristiques.

Contrairement au marbre, l’onyx ne se forme donc pas par métamorphisme. Sa structure particulière lui confère l’une de ses propriétés les plus fascinantes : sa translucidité.

Blanc, beige, miel, jaune, orangé, rose, rouge, vert ou encore brun, l’onyx offre une extraordinaire diversité de couleurs. Ses veines, ses nuances et ses mouvements varient considérablement d’un bloc à l’autre, faisant de chaque tranche une véritable œuvre créée par la nature.

Les principaux gisements d’onyx se trouvent dans différentes régions du monde, notamment en Turquie, en Iran, au Pakistan, au Mexique ou encore en Amérique du Sud.

L’onyx est une pierre plus délicate que le granit, le quartzite naturel ou le cristal de roche. Plus tendre et généralement plus sensible aux rayures, aux chocs et aux produits acides, il doit être choisi en fonction de l’usage auquel il est destiné.

Cette relative fragilité ne limite pas son intérêt, mais impose de l’utiliser aux bons endroits. Il trouve ainsi naturellement sa place dans les habillages muraux, les plans vasques, les bars, le mobilier ou les éléments décoratifs, tandis que son utilisation sur des surfaces soumises à des chocs ou à un usage très intensif demande davantage de précautions.

Comment entretenir et protéger un onyx ?

Pierre calcaire au même titre que le marbre, l’onyx peut laisser pénétrer l’eau dans sa microporosité et être sensible aux dépôts de calcaire, en particulier dans les régions où l’eau est très dure. Un traitement adapté et quelques gestes simples permettent toutefois de préserver durablement son aspect.

Pour l’entretien courant, nous recommandons :

  • un nettoyage avec un savon doux, légèrement gras (type savon noir ou savon de Marseille), qui nettoie la surface tout en nourrissant naturellement la pierre ;
  • d’éviter les produits acides ou anticalcaires, ainsi que l’eau de Javel et les détergents agressifs ou abrasifs, susceptibles d’altérer la surface de l’onyx.

Pour les onyx les plus poreux, ou les zones particulièrement exposées à l’eau, nous conseillons l’application d’un traitement hydrofuge-oléofuge, de type Lithofin Fleckstop, une à deux fois par an selon l’intensité d’utilisation.

Un onyx bien choisi, correctement protégé et entretenu conservera durablement toute son élégance.

Quelles autres pierres naturelles proposez-vous ?

Au-delà du marbre, du granit, du quartzite naturel, de l’onyx ou du cristal de roche, il existe une extraordinaire diversité de pierres naturelles aux couleurs, aux textures et aux caractéristiques très différentes.

Les pierres de Bourgogne, la Saint-Raphaël, la Paloma et de nombreuses autres pierres calcaires offrent notamment des teintes douces et naturelles, allant du blanc crème au beige en passant par le gris, et trouvent leur place aussi bien dans les intérieurs classiques que contemporains. Elles peuvent être utilisées pour réaliser des sols, des salles de bain, des escaliers, des cheminées, des revêtements muraux ou encore des éléments architecturaux entièrement façonnés sur mesure.

Comme pour toutes les pierres naturelles, leurs caractéristiques varient selon leur origine et leur formation géologique. Certaines sont plus denses, d’autres plus poreuses ou plus sensibles aux taches et aux produits acides. Sur un sol en pierre calcaire, par exemple, certains petits accidents du quotidien, comme l’urine d’un animal domestique, peuvent laisser une trace si la pierre n’est pas adaptée, correctement protégée ou si elle n’est pas nettoyée rapidement.

Le choix de la pierre doit donc toujours être effectué en fonction de son usage, de son emplacement et du niveau d’entretien souhaité.

Chez MDY, nous proposons un très grand choix de pierres naturelles. Nos équipes pourront vous guider parmi cette diversité en fonction de votre projet, de l’usage auquel la pierre est destinée, de vos goûts, des couleurs et textures recherchées, de vos habitudes d’entretien, mais également de votre budget.

L’hydrofuge, la porosité des pierres et l’entretien courant sont repris dans notre FAQ sur l’entretien de la pierre naturelle.

Quels sont les risques sanitaires liés aux plans de travail de cuisine en quartz de synthèse ?

  • Le quartz de synthèse, à ne pas confondre avec le quartzite naturel, est un matériau composite manufacturé.
  • Il est fabriqué avec un mélange composé de silice broyée et de résines polyesters et/ou acryliques auxquelles sont ajoutés, selon la formulation du fabricant, des pigments, des additifs techniques et des stabilisants (agents anti-UV, retardateur de jaunissement, agents antistatiques, agents rhéologiques, etc.), des catalyseurs, des biocides et des durcisseurs. Le mélange est ensuite compacté puis durci selon un procédé industriel.
  • Le risque sanitaire le mieux documenté concerne les professionnels qui fabriquent, découpent, percent, meulent, polissent, installent ou modifient ces matériaux. Ces opérations peuvent libérer des poussières extrêmement fines de silice cristalline respirable. Leur inhalation répétée peut provoquer des maladies graves et irréversibles, notamment la silicose, et est également associée au cancer du poumon, à la bronchopneumopathie chronique obstructive ainsi qu’à certaines pathologies auto-immunes et rénales. Les fiches de sécurité des fabricants mentionnent elles-mêmes explicitement ces risques lors du façonnage.
  • C’est notamment pour cette raison que MDY a choisi, dès 2013, de cesser de commercialiser et de façonner le quartz de synthèse, alors même que ce matériau représentait une part importante de son activité.
  • La situation observée dans plusieurs pays confirme l’ampleur du problème :
  • En Espagne, l’un des principaux pays producteurs et exportateurs de pierre artificielle, près de 5 900 déclarations de silicose ont été enregistrées entre 2007 et 2024. Le ministère espagnol de la Santé attribue en grande partie cette recrudescence à de nouveaux secteurs, parmi lesquels la fabrication et la transformation des agglomérés de quartz utilisés pour les plans de travail. La silicose est une maladie professionnelle incurable qui peut entraîner une insuffisance respiratoire sévère, nécessiter une transplantation pulmonaire et conduire à un décès prématuré. communiqué du ministère de la Santé espagnol
  • L’Australie interdit depuis le 1er juillet 2024 la fabrication, la fourniture, la transformation et l’installation des plans, panneaux et dalles relevant de sa définition réglementaire de la pierre artificielle.
  • La Californie a engagé en mai 2026 un processus visant potentiellement à interdire le façonnage et l’installation des pierres artificielles contenant plus de 1 % de silice cristalline,
  • Au Royaume-Uni, le Health and Safety Executive a déclaré la découpe à sec inacceptable et lancé une campagne de plus de 1 000 inspections. Quatre entreprises avaient déjà reçu, en juin 2026, l’ordre de suspendre certains travaux en raison de mesures de protection insuffisantes. annonce du HSE britannique
  • La Nouvelle-Zélande a également soumis à consultation plusieurs options, dont une interdiction totale ou partielle, sans avoir adopté à ce jour une interdiction comparable à celle de l’Australie. (consultation officielle néo-zélandaise)
  • Dans le cadre de sa démarche, MDY a fait analyser plusieurs échantillons de quartz de synthèse par l’IRES, l’Institut de recherches et d’expertises scientifiques. Les analyses réalisées sur les échantillons étudiés ont mis en évidence la présence de différents composés organiques et minéraux, dont certains présentent des classifications sanitaires préoccupantes, notamment en matière de cancérogénicité, de toxicité pour la reproduction ou de perturbation endocrinienne.
  • Des essais de vieillissement ont ensuite été réalisés par le LNE, le Laboratoire National de métrologie et d’Essais. Pour l’une des références testées après vieillissement par abrasion, le laboratoire a relevé un dépassement de la limite de migration spécifique du DBP* : la valeur mesurée était de 0,72 mg/kg pour une limite de 0,30 mg/kg. Le LNE a par ailleurs qualifié de « non négligeable » la migration du DIBP* après les trois vieillissements appliqués à cette référence : température, rayonnement ultraviolet et abrasion.
  • Sur une autre référence, aucune limite réglementaire applicable n’a été dépassée, mais une migration du DIBP jugée non négligeable a été relevée après vieillissement thermique.
  • Ces essais ne permettent pas de conclure que tous les plans de travail en quartz de synthèse présentent le même comportement, ni que ces produits présentent un danger général pour tous les utilisateurs dans les conditions normales d’usage. Ils documentent néanmoins la migration de certains composants chimiques après vieillissement et soulèvent des interrogations légitimes sur l’évolution, dans le temps, d’un matériau composite utilisé quotidiennement au contact des aliments.
  • Ainsi, au regard :
  • des risques graves et désormais largement documentés pour les professionnels exposés aux poussières de silice cristalline respirable ;
  • de la présence, dans les échantillons analysés, de différents composés présentant des classifications sanitaires préoccupantes ;
  • des migrations constatées par le LNE après certains vieillissements, dont un dépassement de la limite de migration spécifique du DBP* après abrasion ;
  • MDY ne peut, en conscience, recommander l’achat d’un plan de travail en quartz de synthèse.
  • Pour comprendre notre démarche et vous permettre de vous faire votre propre opinion, notre page dédiée rassemble les rapports d’analyse, les essais du LNE, les principales décisions de justice, les publications scientifiques, les articles et reportages consacrés au sujet, ainsi que l’histoire du combat mené par MDY depuis 2013.
  • *Le DBP (phtalate de dibutyle ou phtalate de di-n-butyle) et le DIBP (phtalate de diisobutyle) sont deux plastifiants distincts appartenant à la famille des phtalates.
  • Dans l’Union européenne, ils sont classés toxiques pour la reproduction de catégorie 1B et identifiés comme substances extrêmement préoccupantes en raison, notamment, de leurs propriétés perturbant le système endocrinien.

Peut-on poser un plat chaud sur un plan de cuisine en quartz de synthèse ?

Nous le déconseillons.

Le quartz de synthèse, ou reconstitué, est un matériau composite constitué principalement de quartz aggloméré avec des résines polymères. Contrairement au granit, au quartzite naturel ou au cristal de roche, ces résines sont sensibles aux températures élevées.

La pose directe d’une casserole chaude ou d’un plat sortant du four peut ainsi, selon la couleur du quartz de synthèse, la température et la durée d’exposition :

  • provoquer une décoloration locale ;
  • altérer durablement l’aspect de la surface.

Ceci explique pourquoi les fabricants de quartz de synthèse recommandent généralement l’utilisation d’un dessous-de-plat.

Avec un plan de travail en granit, quartzite naturel ou en cristal de roche, cette précaution n’est pas nécessaire. Ces pierres se sont formées naturellement sous des pressions considérables et des températures très élevées et présentent une résistance à la chaleur incomparable pour un usage en cuisine.

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Céramique, bois, résine, quartz de synthèse, granit et stratifié postformé s’affrontent dans une série d’épreuves.

Résistance aux chocs, à l’acide, aux rayures et à la chaleur : que le match commence !

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Consultez notre tableau comparatif des matériaux utilisables pour un plan de cuisine

Le quartz de synthèse est-il naturel ?

Non. Il est important de distinguer le quartzite naturel du quartz de synthèse (ou reconstitué).

  • Le quartzite naturel est une roche métamorphique issue de la transformation d’un grès très riche en quartz sous l’effet de pressions et de températures extrêmement élevées. Composé de 95 à 99 % de quartz naturel (SiO₂), il est remonté à la surface par les mouvements tectoniques avant d’être extrait en carrière.
  • Le quartz de synthèse (reconstitué donc), quant à lui, est un matériau manufacturé.
  • Il est fabriqué avec un mélange composé de silice broyée et de résines polyesters et/ou acryliques auxquelles sont ajoutés, selon la formulation du fabricant, des pigments, des additifs techniques et des stabilisants (agents anti-UV, retardateur de jaunissement, agents antistatiques, agents rhéologiques, etc.), des catalyseurs, des biocides et des durcisseurs. Le mélange est ensuite compacté puis durci selon un procédé industriel.